Des vélos cargos contre la précarité étudiante

Un des deux vélos cargos livrés à la Banque alimentaire. Crédits : Léo Arcangeli / Région Occitanie

Mercredi 5 février, nous avons livré deux vélos cargos à la Région Occitanie, qui les met à disposition de la Banque alimentaire de Toulouse pour la ramasse d’invendus alimentaires en centre-ville. Ces denrées sont ensuite vendues à prix solidaires à des étudiants dans le besoin au sein de l’épicerie solidaire de l’Université Toulouse Capitole.

Voici pour le contexte.

Se réjouir de l’obtention de ces deux vélos cargos par la Banque alimentaire serait toutefois ne pas avoir de coeur.

Les regretter serait ne pas avoir de raison.

La Banque alimentaire fait partie de ces structures dont le développement est souvent signe d’aggravation des conditions de vie. Quand la Banque alimentaire a besoin d’un nouveau camion, de plus d’espaces, de plus de bénévoles, de plus de… c’est qu’en face, la situation sociale va de pire en pire.

Et chez les étudiants, c’est le cas : un étudiant sur cinq ne mange pas à sa faim en France, selon la Fage. 36 % des étudiants déclarent sauter des repas faute de moyens financiers, d’après l’IFOP, en 2024. La seule épicerie solidaire de l’Université Capitole compte plus de 1 300 étudiants inscrits.

Mais loin de nous l’idée d’être ici rabat-joies ou moralisateurs. Chacun décide d’agir à sa façon.

Cette piqûre de rappel faite, félicitons-nous de plusieurs engagements et réalisations.

Plusieurs représentants de la Région Occitanie étaient présents, dont Jean-Luc Gibelin, vice-président régional en charge des transports, et Nadia Pellefigue, vice-présidente chargée de l’enseignement supérieur, de la recherche et des relations internationales. Crédits : Léo Arcangeli / Région Occitanie

Félicitons d’abord le travail quotidien de la Banque alimentaire qui oeuvre auprès de personnes dans le besoin.

Félicitons ensuite le choix de la Région Occitanie de soutenir leurs besoins via une solution responsable, durable et locale : deux vélos cargos sur-cyclés faits à Toulouse. La Région montre d’ailleurs l’exemple en respectant ses engagements d’utilisation de matériel de réemploi et recyclé (la loi prévoit pour les collectivités une obligation d'achat de biens issus du réemploi dans des proportions de 20% à 100% selon le type de bien concerné), notons-le car c’est bien souvent trop rare.

Félicitons Actia bien sûr pour le don des deux motorisations conçues dans la région toulousaine.

Et félicitons-nous enfin de fournir in fine ces vélos cargos à nos voisins. 2,6 km nous séparent, à peine. Qui peut prétendre bénéficier d’un tel circuit court ? Bénéfique à tous. Peu.

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